Ün joür de retard mais on s'en fiche

Joyeüx Noël à toüs !!
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# Posté le vendredi 26 décembre 2008 05:58

J E**P E N S E**Q U E**J E**V A I S**P R E N D R E**E X E M P L E**E T**M E**T A I R E

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L E***S I L E N C E***E S T***D ' O R

A L O R S***F E R M E***T A***G U E U L E***E T***O N***S E R A***R I C H E S .

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# Posté le mardi 09 décembre 2008 11:42

Modifié le lundi 24 août 2009 14:04

Ludo ? Je l'aime bien, c'est mon copain, il est toujours gentil avec moi

_ J'en ai marre demain je me lève tôt poür bosser(devinez qüi parle ^^)

_ Moi demain je bosse pas et je vais me lever tôt qüand même ...

_ Bah poürqüoi tü dors pas ?

_ J'y arrive pas.

_ Ah ... bah t'as qü'à essayer de te rendormir en pensant à moi.

_ J'arrive pas à me rendormir ...

_ Bah t'as qü'à jüste rester aü lit en pensant à moi.

_ Oüé mais ça me fait chier ...

_ ...


- pic not related -
Ludo ? Je l'aime bien, c'est mon copain, il est toujours gentil avec moi

# Posté le lundi 01 décembre 2008 10:56

Modifié le lundi 24 août 2009 08:28

Fuck ?

♥ Fornication Under the Consent of the King ♥



Chüis grand'fan pas voüs ?
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# Posté le lundi 01 décembre 2008 10:43

XIX - Le joujou du pauvre _ Baudelaire

XIX - Le joujou du pauvre _ Baudelaire



Je veux donner l'idée d'un divertissement innocent. Il y a si peu d'amusements qui ne soient pas coupables ! Quand vous sortirez le matin avec l'intention de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions à un sol, - telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l'enclume, le cavalier et son cheval, dont la queue est un sifflet - et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommages aux enfants pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s'agrandir démesurément. D'abord ils n'oseront pas prendre ; ils douteront de leur bonheur ; puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s'enfuiront comme le font les chats qui vont manger loin de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l'homme.
Sur une route, derrière la grille d'un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d'un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie.
Le luxe, l'insouciance et le spectacle habituel de la richesse, rendent ces enfants-là si jolis qu'on les croirait faits d'une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté.
A côté de lui, gisait sur l'herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d'une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l'enfant ne s'occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu'il regardait :
de l'autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, sale, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un oeil impartial découvrirait la beauté, si comme l'oeil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier; il le nettoyait de la répugnante patine de la misère;
A travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l'enfant pauvre montrait à l'enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c'était un rat vivant ! les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même.
Et les deux enfants se riaient l'un à l'autre fraternellement, avec des dents d'une égale blancheur.

# Posté le lundi 24 novembre 2008 14:55

Modifié le lundi 24 août 2009 08:27